Soulié : le pied pour les coléoptères !

par Les Insectiflores

publié dans Coléoptère , Rosacée

Nul apidé ou syrphidé n'a été observé sur les fleurs de Rosa soulieana (la rose du Père Soulié). À peine si un hyménoptère de petite taille, sans doute une abeille solitaire (collète ou halicte ?), a-t-il daigné s'attarder sur une rose !

Soudain, de nouveaux invités entrent en scène. Qui sont-ils ?

Soudain, de nouveaux invités entrent en scène. Qui sont-ils ?

C'est d'abord un oedemère (du grec oidéô  = renflé et  méro = cuisse), qui fait son entrée. Il s'agit du bien-nommé coléoptère dont les fémurs postérieurs présentent un renflement caractéristique.

Oedemère nobilis

 

Oedemère nobilis

Puis, apparaît un lepture (du grec leptos = petit et oura = queue). C'est, en effet, à la terminaison effilée de son abdomen que ce coléoptère doit son nom. 

Lepture tacheté

Enfin, c'est un  clairon des ruches (Trichode alvearius plutôt qu'apiarius) qui fait son apparition en guest-star ! Sa larve se développent dans les nids des abeilles sauvages et le le coléoptère adulte ne dédaigne pas mettre d'autres insectes à son menu. Cependat le clairon n'est carnivore que subsidiairement et, généralement phytophage, il se repait, comme la photo l'atteste, de pollen.

Nos trois coléoptères floricoles ont en commun d'être des pollinisateurs peu performants. En effet, relativement statiques, d'une part, car se déplaçant peu d'une fleur à l'autre, et, d'autre part, peu velus (c'est moins vrai du clairon), ces coléoptères ne participent qu'accessoirement à la pollinisation des plantes qu'ils visitent. 

Néanmoins, la présence de ces coléoptères est le signe d'un environnement diversifié et de bonne qualité. La biodiversité se trouve augmentée par leur présence. 

Clairon des ruches (Trichode alvearius)

Clairon des ruches (Trichode alvearius)

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